Cas concret : combien facturer une intervention prévention des TMS en entreprise ?
- Philippe AUER

- 20 avr.
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 avr.
C'est souvent la première question que l’on se pose, et l’une des plus difficiles à trouver en ligne.
"Concrètement, combien en tant que soignant, puis-je facturer si j'interviens en entreprise sur la prévention des TMS ?"
Pas de grille officielle. Pas de convention collective. Juste un flou qui décourage beaucoup de soignants avant même qu'ils aient tenté.
Pourtant, des kinés, des ostéos, des infirmiers interviennent déjà en entreprise sur la prévention des troubles musculo-squelettiques et ils génèrent des revenus intéressants qui méritent d'être regardés de plus près.
Voici donc, pour toi soignant, des chiffres réels à l'appui, ce que ça rapporte concrètement.
D'abord, comprendre pourquoi les entreprises paient
Ce n'est pas de la philanthropie. Les entreprises investissent dans la santé de leurs salariés parce que l'absentéisme et les accidents du travail leur coûtent cher, très cher.
En France, les troubles musculo-squelettiques et les risques professionnels représentent plus de 12,2 millions de journées de travail perdues chaque année, pour un coût direct dépassant 1 milliard d'euros via les cotisations AT/MP (AMELI, 2025).
Selon les données de l'EU-OSHA, chaque euro investi dans la prévention et la sensibilisation aux risques psychosociaux peut générer un bénéfice net pouvant atteindre jusqu’à 13€ (EU-Osha).
Quand tu interviens, tu ne leur coûtes pas. Tu leur fais gagner de l'argent. C'est cette logique qui justifie les tarifs et qui change fondamentalement la conversation sur tes honoraires.
Analyse de la rentabilité
La logique de retour sur investissement (ROI) pour l’entreprise est simple :

Si ton intervention à 900€ permet d’éviter un seul accident, le bénéfice pour l'entreprise est immense. C'est cette valeur qui justifie tes honoraires de consultant.
Ce que gagne concrètement un soignant intervenant
Pas de grilles théoriques.
Voici trois exemples réels, tirés de notre réseau de soignants intervenants en 2025-2026.
Julie, kinésithérapeute : Atelier "Prévention des TMS"
🗣 Mission : Animation d'un atelier d’1h30 pour un cabinet comptable. Contenu : sensibilisation aux TMS, hygiène de vie, étirements, échauffements.
Ce qu'elle a facturé : 580€ pour 1h30. Au cabinet, avec un acte conventionné moyen à 17€, Julie aurait dû traiter 30 patients pour gagner cette somme soit 15 heures de travail dans le cadre de la convention avec l’Assurance Maladie. Elle l'a gagnée en une matinée.
💰Taux horaire effectif : 387€
Jean-Stéphane, ostéopathe : Consultations en ostéopathie
🗣 Mission : Consultations en ostéopathie régulières à raison de 2 demi-journées par mois pour une entreprise dans le secteur du transport. Ce qu’il facture par patient à l’entreprise : 85€
À 60 € la consultation en moyenne, Jean-Stéphane dégage sur l’année (sur 11 mois de travail) un chiffre d'affaires supplémentaire de 2288€ uniquement avec cette intervention.
💰Taux horaire effectif : 106€
Clémence, kinésithérapeute : Audits en ergonomie
🗣 Mission : Journée complète d'audit des postes de travail dans une société du secteur industriel. Analyse des postes et recommandations personnalisées. Ce qu'elle a facturé : 11 000€ pour 11 jours d’intervention.
Le salaire mensuel net moyen d'un kinésithérapeute dans le secteur privé tourne autour de 2 600€ net en 2026. Clémence a quasiment doublé ce revenu net pour pour un volume de travail proche d’un mi-temps.
💰Taux journalier : 1000€
Pourquoi si peu de soignants le font encore ?
Pas parce que c'est difficile. Mais parce que personne ne leur a montré comment.
La formation initiale des soignants prépare à soigner des patients, pas à vendre une prestation à un DRH. Structurer une offre, fixer un tarif, répondre à un appel d'offres, ce sont des compétences qui s'apprennent, mais qui ne font pas partie du cursus.
Le résultat : la grande majorité des soignants ignorent qu'ils pourraient, dès maintenant, proposer ce type de missions — sans abandonner leur cabinet, sans diplôme supplémentaire, et en s'appuyant sur ce qu'ils savent déjà faire.
Ce que ça change concrètement
Diversifier vers l'intervention en entreprise, ce n'est pas tout plaquer. C'est ajouter un levier à une pratique qui fonctionne déjà.
Une ou deux missions par mois suffisent à générer un complément de revenu significatif. Progressivement, certains soignants choisissent d'augmenter cette part parce qu'ils y trouvent aussi un renouvellement intellectuel, une relation différente aux gens, et moins d'usure physique.
Julie, Jean-Stéphane et Clémence n'ont pas quitté leur métier. Ils l'ont agrandi.
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Philippe
*Sources : Données AT/MP Assurance Maladie — OSHA EU, rapport sur le retour sur investissement de la prévention — Tarifs terrain réseau soignants intervenants 2025-2026.

